Crédibilité?

Est-ce qu’on doit encore démontrer les avantages des logiciels libres?  Je me disais, il faudrait qu’il y ait des rapports, analyses, livres blancs crédibles, des gouvernements qui font des choix éclairés de favoriser l’adoption des standards ouverts des TIC.  Quelque chose qui ferait la démonstration que l’utilisation et la collaboration de logiciels libres ne peuvent plus être ignoré par les départements informatiques..

Widespread Use of Open-Source Software Demands Strong and Effective Governance

Selon Gartner, d’ici 2016, la grande majorité des organisations TI tireront parti des éléments non triviaux de logiciels libres.  Cependant, la plupart ne parviendront pas à gérer efficacement ces actifs d’une manière qui minimise les risques et maximise le retour sur investissement.

Gartner 2014 – https://www.gartner.com/doc/2822619/widespread-use-opensource-software-demands

Chaque organisation doit définir une politique open source parce que les logiciels libres sont déjà là.  Déjà en 2008, Gartner disaient : « As number of business processes using Open Source Software increases, companies must adopt and enforce an OSS policy » – http://www.gartner.com/newsroom/id/801412

En 2011 : « More than Half of Respondents Have Adopted Open-Source Software Solutions as Part of IT Strategy » – http://www.gartner.com/newsroom/id/1541414

Smile, une entreprises qui offrent des services reliés aux logiciels libres, ont publié un livre blanc sur le sujet, qui vise à expliquer ce qu’est une politique open source, pourquoi les entreprises doivent entreprendre de définir leur politique open source, ce qu’elles y mettront, quelle sera la démarche d’élaboration et de communication.

http://www.smile.fr/Livres-blancs/Culture-du-web/Politique-open-source

Hype Cycle for Open-Source Software

Les « Hype Cycle » sont une façon pour Gartner de suivre l’évolution en évaluant la maturité, l’adoption et l’application sociale de technologies spécifiques.  En 2014, ils ont fait l’exercice pour les logiciels libres dans plusieurs domaines d’applications.

https://www.gartner.com/doc/2811931/hype-cycle-opensource-software-

Encore une fois, Smile fait quelque choses de très similaire, Ils publient depuis quelques années le guide de l’Open Source.  Dans l’édition 2014, ils analysent les meilleures logiciels libres dans un référentiel unique répertoriant près de 50 domaines d’application pour l’entreprise tels que les outils de décisionnel, les CMS, les outils de GED, les portails, les solutions d’Infrastructure.  Cette nouvelle édition du livre blanc présente plus de 350 produits.

http://www.smile.fr/Livres-blancs/Culture-du-web/Guide-de-l-open-source

Ils ont aussi la version Web: http://www.open-source-guide.com

Gov.UK : Open Document Formats selected to meet user needs

Suite à un RFC (Standards Hub Challenge) et une analyse, le gouvernement des Royaumes Unis ont choisis d’utiliser les formats ODF pour le partage et la collaboration et PDF/HTML pour la publication.

https://www.gov.uk/government/publications/open-standards-for-government

Plus de détails sur les formats sélectionnés : https://www.gov.uk/government/publications/open-standards-for-government/sharing-or-collaborating-with-government-documents

U.S. Digital Services Playbook

C’est un document officiel, disponible sur Github, qui comporte, entre autre, les consignes suivantes:

Play 8 – Choose a modern technology stack : teams should consider using open source, cloud-based, and commodity solutions across the technology stack.

Play 13 – Default to open : Publish source code of projects online and share your development process and progress publicly.  If the codebase has not been released under an open source license, explain why.

https://playbook.cio.gov

U.S GSA 18F

Hébergé par la « General Services Agency », le groupe 18F est un Hub d’innovation du gouvernement des États Unis.

Ils ont publié sur GitHub une politique open source:

  • Use Free and Open Source Software in our projects and to contribute back to the open source community
  • Create an environment where any project can be developed in the open
  • Publish all source code created or modified by 18F publicly

https://18f.gsa.gov

France

En quelques années, la gendarmerie nationale française a transformé tout son système d’information en recourant massivement aux logiciels libres. Cette migration ne s’est pas faite dans un but dogmatique mais est le fruit d’une volonté de maîtrise et d’indépendance.  Débutant en 2003 dans un vaste plan stratégique de réforme, elle se déroule depuis 2005 et a permis de migrer l’ensemble des applications bureautiques sous LibreOffice dès 2007 et 85% des ordinateurs sous Ubuntu Linux.

La gendarmerie n’a pas de politique favorisant les logiciels libres elle traite les solutions libres comme les autre.  Celles-ci gagnent lorsqu’elles sont meilleures, mais elle a une politique très stricte qui dit que tous les logiciels doivent :

  • Pouvoir être remplacé facilement
  • La maintenance doit pouvoir être réinternalisée
  • Respecter un indépendance stricte entre applications

On pourrait le dire comme ceci: Les logiciels doivent

  • Utiliser des formats standards de données standards pour que nos données soit accessible avec plusieurs logiciels; et supporter les standards pour la communication assurant l’interopérabilité des applications.
  • Le code source et la documentation doivent pouvoir être étudier à l’interne.
  • Pas dépendre d’un autre logiciels qui ne respecterait pas la politique et sauf impossibilité, doit être multi-plateforme.

C’est pas écrit logiciels libres, mais presque.  Il affirment observé une réduction du coût du poste de travail de 40%.  Voici la présentation que le Colonel Xavier Guimard au salon des logiciels et des technologiques de Québec 2014.

http://www.s2lq.com/sites/s2lq.local/files/Retex%20-%20Quebec%202014.pdf

Depuis ce temps l’administration Française appui ouvertement les logiciels libres..

Positif, positif, positif…

Positif, positif positif positif… ok.  On vas parler de choses positives.  Le Canada fait surement des bonnes choses pour augmenter leur utilisation de logiciels libres et de formats standards ouverts.   Ces deux administrations publiques sont-ils comme les autres grandes organisations: ils utilisent du open source sans le savoir et malgré le (ou à cause du) manque de position clair sur les logiciels libres?  Voyons ce qui en est.

Presque tous les liens dans cet article sont vers des site qui sont seulement accessible par les employés du gouvernement du Canada.  Désolé pour les autres.

Vieille position du Canada

Le document est vieux, mais il existe.  Le dernier document officiel qui explique la position du Gouvernement du Canada à propos de l’utilisation de logiciels libres date de 2007.  PAF!

Le Programme d’architecture fédérée (PAF) constitue un ensemble de principes directeurs qui orientent le développement des systèmes de technologie de l’information. Un certain nombre de ces principes se retrouvent dans une série de lignes directrices relatives à divers sujets, y compris les logiciels libre, qui sont présentement diffusées ou le seront sous peu. En ce qui concerne les lignes directrices relatives à l’utilisation de logiciels libre, les quatre principes ci-après sont applicables :

Réduction de la complexité de l’intégration

Favoriser la réduction de la complexité et permettre une intégration aussi généralisée que possible.  Les applications devraient être « hautement modulaires » et « faiblement couplés » pour favoriser la réutilisation des composantes.  La modularité, le faible couplage et la réutilisation sont des principes fondamentaux des méthodes de développement agiles.  Ces pratique sont généralement adoptés par les communautés de développement de logiciels libres.  Les formats de données standard et l’application des normes TI ouvertes sont largement pris en charge dans les logiciels libres.  L’accès actuel et futur à l’information est garanti à tous par la disponibilité du code source et l’utilisation de formats de données standard.

Sécurité, confidentialité, protection de l’information et protection des renseignements personnels

Les systèmes de TI doivent être mis en place conformément aux politiques et lois gouvernementales touchant la sécurité, la confidentialité et le respect des renseignements personnels. L’information doit être protégée contre tout accès non autorisé, déni de service et modification, que ce soit intentionnel ou accidentel.  Les logiciels propriétaires n’ont pas démontré qu’ils sont à la hauteur de ces attentes.  La disponibilité du code source permet la révision et la validation de la sécurité des logiciels libres.  Les failles de sécurité sont rapidement identifiées et corrigées.

Utilisation de normes et de technologies éprouvées

Les solutions de TI doivent utiliser des technologies fiables et basées sur des normes dans le but de réduire la dépendance à l’égard de fournisseurs.  Il existe plusieurs logiciels libres de grande qualité, qui ont faits leurs preuves en entreprises.  Ceux ci sont disponibles, souvent gratuitement, pour utilisation ou modification.  Certains sont maintenant considérés aussi matures et fonctionnels que leurs équivalents propriétaires.

Coût total de possession

Il faut chercher l’équilibre entre deux ensembles de facteurs : d’une part, les coûts de développement, de soutien, de reprise après sinistre et de retrait, et d’autre part, les coûts associés à la souplesse, à l’évolutivité, à la facilité d’utilisation/de soutien pendant le cycle de vie de la technologie ou de l’application.  Des organisations et des gouvernements ont déclaré avoir réduit le coût total de possession de leurs technologies en utilisant plus de logiciels libres.  Les économies proviennent entre autre des coûts d’administration, de support et de mise à jour.  L’administration de logiciels libres ne demande pas autant de personnel et le prix des mises à jour est négligeable vous donnant ainsi l’avantage de pouvoir rester à jour avec les nouvelles versions en tout temps.  Le résultat est l’amélioration des logiciels que vous utilisez, l’augmentation de la sécurité et de la fiabilité à un coût réduit.

Donc, les logiciels libres répondent aux critères techniques du PAF. Les logiciels libres sont considérés comme des logiciels commerciaux (COTS) et peuvent être comparé aux logiciels propriétaires.   Par contre, on peut lire que pour réduire la complexité de l’intégration, il faut réduire au minimum le nombre de fournisseurs.  Ce critère pourrait limiter l’utilisation de logiciels libres puisque ceux-ci sont souvent distribués par plusieurs fournisseurs indépendants.  Il serait plus important de réduire la dépendance à un fournisseur particulier tout en augmentant l’utilisation de formats de données standard et l’application des normes TI ouvertes facilitant l’intégration.  On risque aussi d’obtenir des meilleurs prix si plusieurs fournisseurs peuvent offrir le support pour un même logiciel libre.

C’est bien quand c’est présenté comme ça, mais dans la réalité on aime nos vieux fournisseurs…  Positif positif positif…

Logiciels libres utilisés présentement

Selon le « Catalogue de logiciles » sur GCPedia, certains ministères (Environnement, Santé, Travaux Publiques et Agriculture) ont commencé à tester et utiliser des systèmes d’exploitation libres basés sur Linux ou BSD.  Les navigateurs web FireFox et Chrome sont aussi utilisé un peu partout par ceux qui ont le droit de les installer sur leur poste de travails.  L’application de gestion de projets Redmine est utilisée par Santé Canada et l’Office national du film.  Les systèmes de gestion de contenu web (CMS) sont très populaire et plusieurs site web du gouvernement utilisent des logiciels libres.  Drupal est utilisé par plusieurs ministères comme : Agriculture, Services frontaliers, École de la fonction publique, Transport, Défense Nationale, Pêches et océans, Industrie, Ressources naturelles, Travaux publiques, Statistiques.

C’est correct, mais on remarque le manque de direction.  Les prochains exemples sont des applications Web disponible à tous les employés sur le réseau du GC.

GCPedia – MediaWiki

GCPedia est le WikiPedia du GC et il utilise le même logiciel libre, c’est à dire MediaWiki.  Il y a beaucoup de contenu du GCPedia mais c’est pas toujours très organisé et les traductions ne sont pas toutes faites.

GCConnex – Elgg

GCConnex est le réseau social du GC et il fonctionne sur Elgg, un logiciel libre qui imite les fonctionnalités de bases de Facebook.

GitLab

GitLab est un logiciel libre qui offre les mêmes fonctionnalités que GitHub (ok peut-être un peu moins).  C’est donc une plateforme pour que les employés publient leurs codes sources en utilisant le système de gestion de version Git.  Le but est de favoriser la collaboration.   Je crois que c’est assez nouveau, il y a présentement 10 projets publics sur l’Intranet du GC.

WET-BOEW

Finalement, je pense qu’on ne peut pas parler de logiciels libres au gouvernement du Canada, sans parler de la Boite â Outils de l’Expérience Web (BOEW) développé par le Conseil du Trésor.  Elle rassemble différents composants réutilisables et prêts-à-utiliser pour la conception et la mise à jour de sites Web innovateurs en assurant la normalisation des sites Internet. Tous ces composants réutilisables sont des logiciels libres mis à la disposition des ministères et des collectivités Web externes.  Le projet est public sur GitHub.

Pas pire.

Formats de documents standards

Dans mon dernier article, j’ai parlé de la Corée du sud, qui veut changer pour un système d’exploitation open source d’ici 2020.  Le but est de « créer un environnement informatique qui ne dépende pas d’un système d’exploitation particulier et établir un écosystème open source domestique grâce à une coopération entre secteurs public et privé ».  La prise de position pour les logiciels libres est un bon début, mais encore plus important devrait être le choix de formats de documents standards.  Selon Wikipedia, la Corée du sud avait adopté le standard ODF depuis 2007, mais d’autres formats de documents sont encore utilité.

Le format ODF (Open Document Format), est une famille de standards  internationaux permettant de sauvegarder des documents textes (ODT), chiffriers (ODS), présentations (ODP)  et autres.   Comme la spécification est standard, plusieurs logiciels peuvent implémenter des fonctionnalités pour ces formats.  Ce qui revient à dire que vous n’êtes plus obligé d’utiliser une application particulière pour ouvrir vos fichiers.  Vous êtes libre de choisir.

Un des plus récent pays à choisir d’utiliser des formats standards est le gouvernement du Royaume-Uni qui a défini les formats de fichiers qui doivent être utilisé par tous les ministères.  L’utilisation des formats standards vas permettre aux citoyens et aux employés du gouvernement d’utiliser les applications qui répondent le mieux à leur besoins  que ce soit pour visionner des documents ou pour collaborer sur la création de documents.  Les formats sélectionné sont le PDF / HTML pour la distribution de documents pour visionnement et le ODF pour le partage et la collaboration sur des documents.   La décision soutient la politique du gouvernement visant à créer un marché plus équitable pour les fournisseurs de toutes tailles et de faire des économies pour les citoyens, les entreprises et les contribuables.

Plusieurs pays et administrations publiques ont déjà des politiques d’utilisation de formats standards.  Parmi ceux-ci, on retrouve l’Afrique du Sud, le Japon, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Argentine et le Brésil.  La plupart de ces pays utilisent une suite bureautique Open Source, comme LibreOffice ou OpenOffice.  Une liste complète est disponible sur Wikipedia.  Les formats ODF, HTML et PDF sont les plus populaires.

On a entendu beaucoup parler de Munich et de sa migration vers des logiciels libres.  Plus récemment, c’est la ville de Toulouse et son passage à LibreOffice qui fait jaser.  Suite à une décision politique en 2011, la migration a commencé l’année suivante.  Aujourd’hui, c’est plus de 90% de leurs postes de travailles qui utilisent la suite bureautique libre.   Ils estiment avoir sauvé 1 million d’Euros en 3 ans.

Le Canada n’est pas sur la liste, malgré que la plupart des pays aient commencé à considérer les formats standards depuis 2007 et que l’OTAN, dont le Canada fait partie, utilise le ODF comme standard obligatoire pour la collaboration entre ces membres depuis 2008.

Objectif 2020

Le gouvernement sud-coréen veut s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis des solutions propriétaires.  Comme le gouvernement du Canada, la Corée du sud a dû mettre à jour les systèmes d’exploitation de ses employés, qui utilisaient encore Windows XP, pour passer à Windows 7.  Selon le site de Microsoft, la fin du support pour Windows 7 est le 2020-01-14.   Le gouvernement sud-coréen s’est donné comme objectifs de passer à un système d’exploitation open source.  En ce préparant d’avance, ils espèrent pouvoir faire la migration sans problème.

En avril dernier, un « plan de dynamisation des logiciels open source » a été déposé.  L’objectif ? « Créer un environnement informatique qui ne dépende pas d’un système d’exploitation particulier et établir un écosystème open source domestique grâce à une coopération entre secteurs public et privé.  Suite à ça, la Corée du sud à invité à Séoul des représentants de  la France et de la commune néerlandaise de Ede pour une discussion sur leurs expériences avec utilisation des logiciels libres.  Le ministère de l’intérieur  met particulièrement l’accent sur les économies réalisées grâce à l’adoption de logiciels libres.  Par exemple, le ministère a migré en 2008 de la solution de messagerie propriétaire Outlook/Exchange de Microsoft vers la messagerie libre Thunderbird/OBM pour ses 200 000 adresses et ils estiment que la facture était 5 fois moins onéreuse, pour toute la durée de vie, qu’une solution propriétaire.  La Gendarmerie nationale estime quant à elle que le coût du cycle de vie des systèmes d’exploitation a été réduit de 40%.   La commune néerlandaise de Ede déclare que ses coûts informatiques sont 24% plus bas que ceux de ses pairs en conséquence de l’adoption de nombreuses solutions open source comme: LibreOffice, Firefox, TYPO3, MySQL, PostgreSQL, Nagios, Asterisk et Linux.  Donc, bravo à la Corée du sud qui se donne un plan pour l’utilisation de logiciels libres.

Et le Canada?

Beaucoup de pays ont pris position, souvent en faveur, de l’utilisation de logiciels libres.  Le gouvernement du Canada n’a pas de position officiel sur le sujet.  Toute les initiative pour clarifier la situation ne sont pas allé bien loin.  Ils font présentement une grande campagne (Objectifs 2020) sur l’avenir de la fonction publique.  Selon moi, l’utilisation de formats de données standards et de logiciels open source ne prend pas assez de place dans le volet technologies.  On parle de Services partagés Canada (SPC), d’un système de courriels, d’un annuaire amélioré, d’Accès Wi-Fi et de 2.0.  Mais ce qui devrait être plus important, c’est quelles technologies (logiciels) devraient être utilisées.  Sinon, on vas ce retrouver avec un système Outlook/Exchange hébergé sur un nuage qui n’est pas géré par SPC.  Euh..?

Logiciels libres dans l’administration publique en Italie

L’année passée, j’ai lu un article qui disait que l’Italie avait adopter une loi pour définir quel type de logiciels/technologies doivent être considéré en priorité.  Cette nouvelle loi, plaçait les logiciels libres en haut de la liste quand vient le temps de sélectionner un logiciel.  Voici plus de détails et les plus récent développements.

Loi sur l’administration publique numérique

La loi Italienne sur l’administration publique numérique contient des dispositions qui régissent l’utilisation des technologies de l’information comme un canal de communication privilégié entre les citoyens italiens et tout le système de l’administration publique.  L’article 68, modifié en 2012, établit les règles de base pour tous les aspects liés à la transparence dans le secteur public italien: logiciels libres/open source, les formats ouverts et le libre accès aux données.  Voici des extraits de cet article:

Les administrations publiques doivent acquérir des programmes informatiques ou des composantes de celui-ci à la suite d’une évaluation comparative des aspects techniques et économiques parmi les solutions suivantes disponibles sur le marché:

  1. obtenir une licence de logiciel libre et open source;
  2. réutiliser une solution développée à l’interne;
  3. développer une solution à l’interne;
  4. utiliser un service informatique dans les nuages;
  5. obtenir une licence de logiciel propriétaire;
  6. une combinaison de ce qui précède.

À cette fin, l’administration publique effectue une évaluation comparative des solutions disponibles, en regardant, entre autre, le coût total de la solution, l’utilisation de formats de données et des interfaces standards ouverts qui sont capables de garantir l’interopérabilité.

Seulement lorsque l’évaluation comparative des aspects techniques et économiques démontre l’impossibilité d’adopter des solutions basées sur des logiciels libres/open source ou toute autre solution de logiciel déjà développé au sein de l’administration publique, l’acquisition de logiciels propriétaires est autorisé.

Règle de la réutilisation

Tous les administrations publiques sont dans l’obligation de distribuer tous les logiciels développés par ou pour eux, sans frais et avec le code source, à tous les autres administrations publiques.  Cette règle semble s’aligner parfaitement l’utilisation et le développement de logiciels libres, où les logiciels sont distribué, pas juste aux administrations publiques Italiennes, mais sont publique pour tout le monde.

Le but d’une administration publique est de servir la communauté et les citoyens.  Ses activités ne devrait pas être dans le but dans de faire un profit ou d’obtenir un part de marché.  Dans ce cas, c’est normal que si une administration publique développe et distribue des logiciels, la valeur ne soit pas commerciale.  Pour les administrations publiques les logiciels ne sont pas des produits, mais bien des services offerts dans le but de mieux servir la communauté et les citoyens,

Conclusion

La décision finale sur quels logiciels choisir revient aux administrations publiques.  Les plus récents changements viennent clarifier comment l’évaluation comparative soit être effectué et font en sorte que les administrations publiques ont le droit, dans les processus d’acquisition, de choisir les logiciels libres.  La préférences pour les logiciels libres et Open Source, ne mentionne pas de technologie, marque ou produit, mais fait plutôt référence à une caractéristique juridique.  La différence entre les logiciels libres et propriétaires est dans la licence et les droits accordé aux utilisateurs.

Référence

http://opensource.com/government/13/11/free-open-source-italian-public-administration

Bilan: Logiciels libres dans les organismes publics du Québec

Demain, le 21 septembre, c’est la Journée internationale du logiciel libre.  Des événements auront lieu partout dans le monde y compris au Québec.   L’évènement de Montréal, organisé par l’organisme FACIL, qui est voué à l’appropriation collective de l’informatique libre, se tiendra au CRIM (Centre de recherche informatique de Montréal).  Il doit aussi en avoir à Québec, Saguenay et Sherbrooke.  Gatineau?  En tous cas..

Un premier bilan

Pour l’occasion, le ministre responsable de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor, M. Stéphane Bédard, dresse un premier bilan positif des mesures annoncées par le gouvernement pour accroître l’utilisation du logiciel libre dans les organismes publics.  Voici les huit mesure annoncé par le gouvernement il y a 6 mois et un résumé de l’avancement des travaux.

Créer un Centre d’expertise en logiciel libre (CELL)

Le CELL est opérationnel depuis le 2 avril 2013 et compte sur une équipe de 20 professionnels.

Élaborer une liste de standards ouverts

Un comité interministériel sur la normalisation et l’interopérabilité a été créé afin d’élaborer une liste de standards ouverts recommandés.  Le but est de faciliter les échanges entre les systèmes d’information des ministères et organismes, tout en permettant au gouvernement d’éviter la dépendance exclusive à l’égard de fournisseurs (enfermement propriétaire).

Lancer un appel d’offres pour le système de courriel gouvernemental

Les travaux pour le lancement d’un appel d’offres ouvert pour le courrier électronique gouvernemental devrait débuter à l’automne 2013.

Développer des projets phares

Quatre projets ont été développés dans différents ministères, notamment un projet de déploiement de 40 postes avec suite bureautique libre au ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles.

Concerter avec le réseau de l’éducation

Le CELL a produit des études et des analyses visant le remplacement des logiciels propriétaires utilisés dans certaines formations collégiales et universitaires, notamment l’utilisation de GIMP à la place de Photoshop.

Animer une communauté de praticiens

Un comité de gouverne du logiciel libre regroupant plusieurs ministères et organismes a été mis en place afin d’émettre des recommandations quant aux projets prioritaires en fonction des besoins gouvernementaux.

Évaluer les obstacles à l’utilisation du logiciel libres dans l’administration publique

Le Secrétariat du Conseil du trésor analyse actuellement des solutions afin de renforcer le respect des principes de la Loi sur les contrats des organismes publics, notamment une saine concurrence et l’équité entre les fournisseurs.

Diffuser des guides sur l’utilisation de logiciels libres

Trois guides concernant l’utilisation du logiciel libre ont été diffusés sur le site Web du Secrétariat du Conseil du trésor afin d’éclairer les organismes publics dans le choix de la licence appropriée en fonction de leurs besoins et des coûts associés à leur utilisation.

Ça aurait été surprenant que le gouvernement sorte un bilan négatif..  La création du CELL et des comités sont bien sûr positifs pour aider à définir la politique technologique du gouvernement du Québec.  Je suis content d’apprendre qu’ils regardent la possibilité de remplacer les logiciels utilisés dans les formations collégiales et universitaires par des logiciels libres.  Les projets pilotes (phares) vont permettre de développer de l’expertise afin de pouvoir passer à la prochaines étapes du changement.

On veut des résultats

Même si ce gouvernement fait des actions pour favoriser l’utilisation de logiciels libres, la plupart des compagnies et organismes qui œuvrent dans le domaine trouve que c’est pas assez vite.

En effet, l’institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS) a dévoilé ce matin une note décrivant les avantages que réaliserait le gouvernement s’il adoptait les logiciels libres.  Le titre de la note: Logiciels libres : réduction des coûts et souveraineté numérique.

L’IRIS donnent plusieurs exemples d’administration publique qui ont pris le tournant vers les logiciels libres et les résultats positifs qu’ils ont obtenu.  Ils proposent une adoption graduelle, mais vigoureuse des logiciels libres au sein des organismes publics du Québec. Ils explique que l’idée n’est pas de remplacer tous les logiciels sur tous les postes de travail partout au Québec, mais plutôt d’y aller graduellement et de procéder par étapes.  Ça permettrait de renforcer l’expertise et la capacité du gouvernement du Québec pour supporter ça.

Ils ont aussi compilé les dépenses en logiciels des différents ministères.

Munich: Remplacer Windows XP par Ubuntu 12.04 LTS

Dans le dernier texte, j’ai parlé de l’utilisation de logiciels libres à la ville de Munich et d’une initiative pour distribuer des CD de Lubuntu aux citoyens pour remplacer Windows XP.  Le support de Windows XP finira en avril 2014 et la ville a décidé de changer de distribution Linux pour choisir Ubuntu 12.04 LTS.  Le LTS c’est pour « Long Term Support » ou support à long terme, cette version d’Ubuntu sera supporter jusqu’en avril 2017.

La décision original avait été pris en juin et Lubuntu avait été choisi parce qu’il pouvait bien fonctionner sur des vieux ordinateurs (6 ans et plus) et que l’interface est similaire à Windows XP.  Il semble qu’ils ont changé d’idée à la demande de Canonical (la compagnie qui développe Ubuntu).

Je pense que c’est un bon choix pour le support à long terme.  Ceux qui ont des vieux ordinateurs pourront quand même télécharger et installer Xubuntu ou Lubuntu.

Ville de Munich et les logiciels libres

Depuis 2004, l’administration de la ville de Munich a clairement fait son choix pour l’utilisation des logiciels libres.  Aujourd’hui, plus de 85% des 15 000 postes de travail ont été migré vers un système d’exploitation et des logiciels libres.  Principalement, ils ont remplacé Windows par Ubuntu et la suite bureautique est maintenant LibreOffice.  En évitant les frais de licences et de matériels nécessaire pour passer à Windows 7 et le plus récent Office, la ville dit avoir épargné 10 millions € (13.75 millions $).

Ils ont présenté leurs conclusions dans un rapport qui a vite été contesté par Microsoft.  Ils présentent les trois scénarios qui ont été considéré, Windows/Office, Windows/LibreOffice ou Linux/LibreOffice.

Dans les trois cas, les coûts des salaires des employés et pour la formation sont les mêmes à 22 millions €.  Le prix de mettre à jour Windows et Office est de 11.6 millions € ce qui comprend le remplacement du matériel nécessaire et la migration d’applications qui ne seraient pas compatible avec Linux.  Si ils étaient restés avec Windows, mais auraient remplacé leur suite bureautique par LibreOffice, le prix ne baisse pas beaucoup à 7.4 millions €.  Finalement, entre 2004 et 2012, la ville a dépenser 270 000€ pour faire la migration graduel de tous les postes de travail vers Linux et des logiciels libres.  Ils ont quand même estimé les coûts à 1 million €.

Ce qui veut dire que les totaux sont :

  • Windows/Office : 43.6 millions €
  • Windows/LibreOffice : 39.4 millions €
  • Linux/LibreOffice : 23 millions €

Ils ont fait leur choix et ils encouragent même les citoyens à changer de système d’exploitation en distribuant des CD de Lubuntu.

Avec la fin du support de Windows XP qui approche vite (avril 2014), la ville ne veut pas que ses citoyens restent pris avec un système qui deviendra vite non sécuritaire ou qu’ils soient obligé d’acheter un nouvel ordinateur juste pour avoir un système d’exploitation à jour.  Ils vont donc distribuer des CD de Lubuntu.  Lubuntu est une distribution Linux basé sur Ubuntu mais qui est configuré pour fonctionner sur des plus vieux ordinateurs.  C’est une belle initiative de la ville et un bon exemple d’une migration réussis vers les logiciels libres.

C’est pas si simple

Une autre ville en Allemagne, Freiburg, a aussi tenté l’expérience des logiciels libres.  Ils voulaient remplacer leur suite bureautique par LibreOffice.  Après 5 ans, le projet a été annulé et un consultant Microsoft a été appelé à la rescousse.  Comment expliquer la différence entre les deux situations similaires qui se produisent presqu’en même temps?

La ville de Freiburg, contrairement à Munich, voyait les logiciels libres comme une solutions facile pour sauver de l’argent et ont voulu continuer à utiliser le système d’exploitation Windows pour garder certaines applications.  En plus, les employés avait le choix de ne pas participer à la migration et de garder Office 2000.  Comme Office 2000 ne permet pas de sauvegarder les documents en formats ODF (Open Document Format), il y a nécessairement eu des problèmes d’incompatibilité et les employés ont, sans surprise, blâmé la nouvelle suite bureautique.

À Munich, la migration était non optionnel, ils ont embauché des employés pour travailler avec la communauté des logiciels libres afin trouver des solutions et de régler les problèmes rencontrés.  La stratégie était calculée à long terme : Investir pour sortir de l’enfermement propriétaire et prendre le contrôle des technologies qu’ils utilisent pour ensuite réaliser des économies.

Le passage aux logiciels libres ne sera pas quelque chose de simple après des années à utiliser des logiciels propriétaires.  Il faut un plan et il faut que toute l’organisation embarque dans le changement.  La « Document Foundation » a rendu disponible un livre blanc sur comment passer à LibreOffice et faire la promotion des logiciels libres.  Il ne s’agit pas de se lancer dans le vide en pensant faire des économies, mais de planifier de façon méthodique pour assurer le succès du projet.

 

Le future des logiciels libres dans les gouvernements

Le texte suivant est un résumé de l’article: « What’s ahead for open source in government? « ,  écrit par Mark Bohannon, Vice-Président des Affaires corporatives et des politiques globales chez Red Hat.

Un vent favorable

Il y a au moins 40 pays dont les gouvernements ont mis en place des politiques favorables à l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts.   Ces politiques sont importantes pour faire connaitre les logiciels libres et leurs avantages.  Ils servent à éduquer la population et les fonctionnaires pour changer l’idée négative qu’ils ont peut-être face aux logiciels libres.  Par exemple, les réponses du département de la défense des États-Unis en liens avec l’utilisation des logiciels libres ou les documents du Centre d’expertise en logiciels libres du gouvernement du Québec.

Selon Red Hat, les gouvernements vont se tourner de plus en plus vers des solutions basées sur des logiciels libres.  Une des raisons est le changement au niveau de l’architecture, pour éviter les gros systèmes intégrés ou les matériels, logiciels et données qui sont fortement couplés pour favoriser la modularité, la réutilisation et l’interopérabilité des systèmes.  C’est, entre autre, dans le but de réduire les coûts et d’éviter l’enfermement propriétaire.  Les administrations publiques qui veulent augmenter l’engagement des citoyens le font en créant des communautés de développeurs et d’utilisateurs autour de données ouvertes.  Les systèmes développés et les plateformes utilisés sont presque toutes basé sur des logiciels libres.

Comment l’utiliser, pas est-ce que je dois l’utiliser

Pendant que l’acceptation et l’adoption des logiciels libres augmentent, les gouvernements se demandent comment tirer avantage de tous les logiciels libres disponibles et comment bien choisir.  Comment assurer la fiabilité à long terme et l’alignement avec les objectifs d’approvisionnement?

Il y a des logiciels libres qui sont disponible avec du support commercial de compagnies réputées et des logiciels libres sans support.  Il y a aussi des logiciels dont le code source est échangé seulement entre les ministères du gouvernement et pas avec le secteur privé.  Il est important pour un gouvernement d’établir une politique Open Source  pour bien définir quelle type de logiciel est acceptable dans quelle situation.

Comme c’est Red Hat, ils recommandent de ne pas utiliser de logiciels libres sans support et mettent aussi en garde contre les logiciels partagés à l’interne.  Par contre, il est très possible pour un gouvernement avec un gros département informatique de développer l’expertise nécessaire pour supporter à l’interne plusieurs logiciels libres en participant à la communauté de développeur.  Dans d’autre cas, un support officiel est bien sur nécessaire.

Un nuage ouvert

Suite aux récentes révélations que des agences gouvernementales surveillent les activités des citoyens sur Internet, l’importance que les logiciels installer sur le nuage (cloud) soit des logiciels libres et respecte les standards ouvert attire plus d’attention.  Les gouvernements qui déplacent leurs infrastructures vers le nuage devraient insister sur « l’ouverture » du système utilisé et idéalement héberger lui-même son nuage afin d’éviter que le nuage devienne une nouvelle forme d’enfermement propriétaire.

Les États-Unis l’ont compris et leur politique de « Cloud First », qui existe depuis 3 ans, accorde beaucoup d’importance à l’utilisation de logiciels libres, la modularité et les standards ouverts.

Services partagés Canada (SPC) a annoncé, en juin 2013, que Bell Canada, en partenariat avec CGI ont été retenu pour la mise en œuvre des nouveaux services de courriel au gouvernement du Canada.  Les logiciels utilisés seront Microsoft Exchange et Outlook sur le nuage de compagnies privées.  J’aimerais beaucoup voir leurs critères de sélection.

Logiciels libres en France

Pour faire suite à mon premier texte sur l’utilisation des logiciels libres dans le monde, je vais parler de la France et de sont utilisation des logiciels libres.

Quand on parle de pays utilisateurs de logiciels libres, la France est #1.  Le Gouvernement Français a mis en place des politiques pour favoriser l’utilisation de logiciels libres dans les différents ministères.  Ces politiques ont été mis en place progressivement depuis le début des années 2000.  En mai 2013, une députée, a adressé à l’ensemble des 37 ministres du gouvernement une question écrite concernant la mise en œuvre de la circulaire Ayrault (19 septembre 2012) sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations.

La circulaire incitait les ministres à l’utilisation des logiciels libres dans leurs services. Elle souhaite savoir quelles suites ont été données à cette circulaire, notamment les études d’opportunités de migration de logiciels, l’intégration de ce critère dans les appels d’offres, les projets de migration de logiciels propriétaires vers des logiciels libres ou encore la mise à disposition des sources de logiciels développés en interne ou par un prestataire, au sein du ministère et de l’intégralité des administrations qui en dépendent.

Les réponses des ministères commencent à être publiées.

Les ministères des Affaires étrangères, du Développement,  des Français de l’étranger, de la Francophonie et des Affaires européennes ont fait l’installation de LibreOffice sur les postes de travail et l’élaboration d’une solution de PC portable sécurisée à partir d’Ubuntu.

Le ministère de l’Agriculture met en oeuvre depuis plus de 10 ans une stratégie technique faisant un large usage de composants libres. Le recours à ce type de logiciels est systématiquement étudié tant sur les plans techniques qu’économiques.  Le format OpenDocument est utilisé par tous les employés, ce qui laisse penser qu’ils utilisent aussi LibreOffice ou une autre suite bureautique libre.

Dans les Ministères des secteurs économiques et financiers, l’usage des logiciels libres remonte à 2000, avec l’installation du système GNU/Linux sur 400 de ses serveurs.  Aujourd’hui, Plus de 70 % des systèmes d’exploitation des serveurs sont libres.  La messagerie est entièrement composée de logiciels libres et plusieurs des postes de travail ont été migrés vers une suite bureautique libre.

Les ministères de l’Égalité du territoire, de l’Écologie, du Développement durable, de l’Énergie et de la Ville soulignent l’existence d’une stratégie en faveur du logiciel libre depuis le début des années 2000 et leurs postes de travail sont tous sous logiciel libre, à l’exception du système d’exploitation.  Ils rapporte aussi que les logiciels développé à l’internet sont publié sur des sites publics de développement comme SourceForge et GitHub.

Les ministères de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique annoncent la décision de généraliser l’utilisation de la suite bureautique LibreOffice.

Le ministère de la Culture et de la communication souligne l’existence, depuis le début des années 2000, d’une politique interne d’usage des logiciels libres.

Les ministères de la Défense et des Anciens combattants signalent que l’architecture logicielle adoptée pour moderniser son réseau mixe les composants éditeurs et libres et que qu’ils conduisent des études de migration « open source ».

Cette dernière est un peu surprenante quand on sais que les départements de Défense au Étas-Unis et au Canada sont parmi les premiers ministères à adopter des logiciels libres vu le contrôle qu’ils offrent aux utilisateurs.  Mais un peu comme nous au Québec, ils ont toujours des cas où des logiciels propriétaires s’accrochent grâce à l’enfermement propriétaire en place depuis des années, par exemple, le contrat « Open Bar » entre Microsoft et le ministère de la défense.