Le future des logiciels libres dans les gouvernements

Le texte suivant est un résumé de l’article: « What’s ahead for open source in government? « ,  écrit par Mark Bohannon, Vice-Président des Affaires corporatives et des politiques globales chez Red Hat.

Un vent favorable

Il y a au moins 40 pays dont les gouvernements ont mis en place des politiques favorables à l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts.   Ces politiques sont importantes pour faire connaitre les logiciels libres et leurs avantages.  Ils servent à éduquer la population et les fonctionnaires pour changer l’idée négative qu’ils ont peut-être face aux logiciels libres.  Par exemple, les réponses du département de la défense des États-Unis en liens avec l’utilisation des logiciels libres ou les documents du Centre d’expertise en logiciels libres du gouvernement du Québec.

Selon Red Hat, les gouvernements vont se tourner de plus en plus vers des solutions basées sur des logiciels libres.  Une des raisons est le changement au niveau de l’architecture, pour éviter les gros systèmes intégrés ou les matériels, logiciels et données qui sont fortement couplés pour favoriser la modularité, la réutilisation et l’interopérabilité des systèmes.  C’est, entre autre, dans le but de réduire les coûts et d’éviter l’enfermement propriétaire.  Les administrations publiques qui veulent augmenter l’engagement des citoyens le font en créant des communautés de développeurs et d’utilisateurs autour de données ouvertes.  Les systèmes développés et les plateformes utilisés sont presque toutes basé sur des logiciels libres.

Comment l’utiliser, pas est-ce que je dois l’utiliser

Pendant que l’acceptation et l’adoption des logiciels libres augmentent, les gouvernements se demandent comment tirer avantage de tous les logiciels libres disponibles et comment bien choisir.  Comment assurer la fiabilité à long terme et l’alignement avec les objectifs d’approvisionnement?

Il y a des logiciels libres qui sont disponible avec du support commercial de compagnies réputées et des logiciels libres sans support.  Il y a aussi des logiciels dont le code source est échangé seulement entre les ministères du gouvernement et pas avec le secteur privé.  Il est important pour un gouvernement d’établir une politique Open Source  pour bien définir quelle type de logiciel est acceptable dans quelle situation.

Comme c’est Red Hat, ils recommandent de ne pas utiliser de logiciels libres sans support et mettent aussi en garde contre les logiciels partagés à l’interne.  Par contre, il est très possible pour un gouvernement avec un gros département informatique de développer l’expertise nécessaire pour supporter à l’interne plusieurs logiciels libres en participant à la communauté de développeur.  Dans d’autre cas, un support officiel est bien sur nécessaire.

Un nuage ouvert

Suite aux récentes révélations que des agences gouvernementales surveillent les activités des citoyens sur Internet, l’importance que les logiciels installer sur le nuage (cloud) soit des logiciels libres et respecte les standards ouvert attire plus d’attention.  Les gouvernements qui déplacent leurs infrastructures vers le nuage devraient insister sur « l’ouverture » du système utilisé et idéalement héberger lui-même son nuage afin d’éviter que le nuage devienne une nouvelle forme d’enfermement propriétaire.

Les États-Unis l’ont compris et leur politique de « Cloud First », qui existe depuis 3 ans, accorde beaucoup d’importance à l’utilisation de logiciels libres, la modularité et les standards ouverts.

Services partagés Canada (SPC) a annoncé, en juin 2013, que Bell Canada, en partenariat avec CGI ont été retenu pour la mise en œuvre des nouveaux services de courriel au gouvernement du Canada.  Les logiciels utilisés seront Microsoft Exchange et Outlook sur le nuage de compagnies privées.  J’aimerais beaucoup voir leurs critères de sélection.

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