Un peu d’histoire

L’histoire du mouvement des logiciels libres s’est toujours déroulé en parallèle avec les solutions propriétaires. Durant les années 1950 et 1960 les logiciels était développé par des chercheurs et des étudiants d’université. Les communautés de partage existaient depuis le début. À ce moment le standard était les mainframes IBM. Avec Multics et ensuite UNIX, les programmeurs pouvaient pour la première fois programmer dans une console. Les créateurs d’UNIX se voyaient comme des rebelles qui refusait d’utiliser les solutions propriétaires qui leurs sont imposé par des grandes entreprises. IBM, s’est ensuite lancé dans les ordinateurs personnels et a choisis de laisser Microsoft commercialiser le système d’exploitation séparément. Le mouvement des logiciels libres a mis du temps à réagir. Les premiers système d’exploitation GNU-Linux sont apparut à partir de 1993 et ne pouvaient pas compétitionner avec les applications et fonctionnalités disponibles sur les systèmes d’exploitation propriétaire. En 2013, les systèmes d’exploitation GNU-Linux sont aussi avancé que les solutions propriétaires et offre un choix impressionnant d’application pour tous les domaines. La distribution GNU-Linux la plus utiliser est Ubuntu qui compte plus de dix millions d’installations de la version pour poste de travail dans le monde. Ubuntu est basé sur la version « Testing » de Debian GNU-Linux. Les mises à jours de sécurité sont assuré par Canonical et une communauté active de développeurs. L’adoption de GNU-Linux sur les ordinateurs personnel est seulement ralenti par les efforts des compagnies de logiciels propriétaires et les habitudes des utilisateurs.

UNIX

L’histoire d’UNIX est détaillé par Eric Raymond dans le livre The Art of Unix Programming.  Eric Raymond sera un des premiers à utiliser l’expression « Open Source ». L’ancêtre d’UNIX est le projet Multics, un des premiers système à partage de temps développé par MIT et Bell Labs chez AT&T de 1964 à 1969, quand Bell Labs cessa le développement. Un développeur chez Bell Labs, Ken Thompson, avait fait parti de l’équipe de recherche de Multics et ne pouvait pas accepter de retourner aux carte perforé et COBOL sur des mainframes IBM. Il a donc programmé UNICS sur un vieille ordinateur du laboratoire. Le système d’exploitation UNIX a été développé officiellement par l’équipe de Bell Labs à partir de 1971. Le manuel d’utilisateur de 1972 indique qu’il y a 10 installation d’UNIX. Dans un article parut dans les Communications de l’ACM en 1974, Ken Thompson et Dennis Ritchie, décrivent la simplicité du design d’UNIX et indique qu’il y aurait 600 installations de UNIX.  La publication de l’article a permis de faire connaître UNIX à un plus grand publique.
À ce moment, un jugement de la court empêchait AT&T d’entrer dans le marché informatique et les forçait de rendre disponible une licence des systèmes qu’elle développait. Les copies étaient distribuées sur demande aux laboratoires de recherches des universités, compagnies et gouvernements. Le système était distribué avec le code source et le partage des connaissances était courant. Chacun voulant montrer, à ceux qui pourraient en profiter, les améliorations apportés. De 1975 à 1979, plusieurs universités ont contribué au développement de UNIX. À Toronto ils travaillait sur un photocompositeur; À Yale, ils ont modifié le Shell de UNIX; À Purdue, ils ont apporter des améliorations de performance qui permettaient de supporter plus d’utilisateurs et ont créé le premier réseau d’ordinateurs UNIX; À Berkeley ils ont développé plusieurs utilitaires pour UNIX comme vi et CShell. Beaucoup de ces améliorations ont été repris par Bell Labs pour UNIX Version 7 en 1979. En 1983, la restriction imposer à AT&T est levé et ils peuvent commercialiser UNIX. Ce changement a provoqué beaucoup de réactions.

BSD

L’université de Berkeley développais depuis 1977 sa distribution d’UNIX, BSD (Berkeley Software Distribution). Des groupes d’étudiants coordonnaient les efforts de développeurs à l’extérieur de l’université. Sans le savoir, ils ont inventé une méthodologie de développement Open Source. En 1980, pour l’implantation de TCP-IP et l’ARPANET, BSD a été choisi spécifiquement parce que son code source était libre. L’ARPANET, ancêtre d’Internet, a ouvert la porte à la communication et à la collaboration. Quand AT&T a commencer à commercialiser UNIX, la division avec BSD est devenue encore plus grande. Du coté BSD, il y avait les programmeurs et les départements informatique des universités. Du coté UNIX, il y avait des entrepreneurs et des compagnies. En 1982, Bill Joy, un des créateurs de BSD a quitter Berkeley pour démarrer Sun Microsystems.

Microsoft

En 1976 Bill Gates envoie une lettre ouverte aux utilisateurs d’ordinateurs et annonce la fin du libre partage de logiciels.  Il dit qu’une grande partie des utilisateurs de BASIC n’ont pas payé les frais lié à son utilisation. Selon lui, son travail lui a valu seulement 2$ par heures. La lettre a suscité beaucoup de réactions. En 1979 Microsoft a obtenu une licence du code source de UNIX version 7 pour faire une version qui fonctionnerait sur les nouveaux 8086, Xenix. L’entente historique entre IBM et Microsoft pour la vente d’un système d’exploitation pour le PC se produit en 1981. Xenix a rapidement été remplacer par MS-DOS et Windows. Les efforts de Microsoft ont passé inaperçu pour les utilisateurs d’UNIX parce que les premiers PC d’IBM n’étaient pas assez puissant pour rouler UNIX et que les compagnies AT&T et Sun n’ont pas vu le potentiel des ordinateurs personnels.
Apple a toujours exister en même temps que Microsoft et ils étaient des compétiteurs pour le marché des ordinateurs personnels et d’affaires. Les deux compagnies développaient des systèmes d’exploitations et applications propriétaires ne divulguant pas le code source. Plus récemment, pour Mac OS X et iOS, Apple s’est basé sur le code source de BSD qui permet la modification et la distribution sans le code source.

GNU et la fondation des logiciels libres

Suite à la privatisation d’UNIX, Richard Stallman quitte sont emploi chez MIT et démarre le Projet GNU (Gnu’s Not Unix) dans le but développer un système d’exploitation complet, compatible avec UNIX et qui serait complètement libre.  Selon lui, le monde de l’informatique n’évoluait pas dans la bonne direction. Il ne pouvait pas accepter de ne pas pouvoir partager et modifier les logiciels qu’il utilisait. Parmi les premières choses développées, on trouve le compilateur GCC et l’éditeur texte EMacs. Le but du projet GNU est de retrouver les avantages sociaux et éthiques des vieilles années d’UNIX, principalement la possibilité de collaboration et de partage entre les usagers. Pour trouver du support et des développeurs qui voudrait participer au projet, Richard Stallman écrit le Manifeste GNU où il explique ses intentions.
La FSF (Free Software Foundation) est mise en place, en 1985, dans le but de financer une partie des efforts du projet GNU. La licence restrictive GPL (General Public Licence) est aussi élaboré par la FSF. La licence utilise les lois de copyright pour obliger qu’un logiciel, qui utilise cette licence, reste toujours libre. Si un logiciel utilise du code sous licence GPL alors la licence s’applique automatiquement à tout le logiciel. Richard Stallman a toujours été et est encore aujourd’hui un des défenseurs les plus impliqué dans la cause des logiciels libres.

Linux

Beaucoup d’outils sont développés par le projet GNU, mais il manque toujours un noyau pour le système d’exploitation. En 1991, Linus Torvalds, rend disponible sous licence GPL la version 0.0.1 du noyau de système d’exploitation, Linux. La combinaison des outils disponibles dans le projet GNU et du noyau Linux forme le système d’exploitation GNU-Linux, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Linux. Les premières distributions, Debian et Red Hat, sont apparues à partir de 1993. La licence GPL a permis la création de plusieurs autres distributions dérivées qui elles aussi en ont inspiré d’autres.  Linux est aujourd’hui le noyeau de système d’exploitation le plus utilisé dans le monde, que ce soit des serveurs, ordinateurs, téléphones, tablettes, télévision, lecteurs DVD, automobiles, …

Debian

Debian est une distribution GNU-Linux qui se distingue des autres. En plus d’être une des premières distributions, Debian est développé principalement par la communauté. Certaines compagnies participent au développement, mais ils ne peuvent pas prendre des décisions seulement en fonction de leurs besoins. Dès le début, la communauté Debian a établi un contrat social entre Debian et les utilisateurs de logiciels libres. Ce contrat représente les règles que s’imposent les développeurs de Debian pour s’assurer que Debian sera toujours un logiciel libre. La FSF ne considère pas Debian comme 100% libre puisqu’il permet aux utilisateurs d’installer des logiciels propriétaire à travers sont répertoire « non-free ». La définition des logiciels libres de Debian a inspiré la définition de l’expression Open Source.

Utilisation des logiciels libres dans le monde

En 2005, Statistique Canada a effectué une enquête sur le commerce électronique et la technologie (ECET). C’était la première fois que des données sur l’utilisation et la création de logiciels libres au Canada étaient recueillies. Les résultats ont été publiés dans le Bulletin de l’analyse en innovation en 2006.  Le recours aux logiciels libres à ce moment était déjà une tendance; 10% du secteur privé et 52% du secteur public ont répondu utiliser des logiciels libres. Cela représente 9% des petites, 16% des moyennes et 37% des grandes entreprises.

Quand le gouvernement Français a annoncé son intention de faire une grande place aux logiciels libres, le marché pour les services dans ce domaine a augmenté rapidement. Le chiffre d’affaires du logiciel libre en 2007 était de 730 millions d’euros ou 2,4% de part du marché des logiciels alors qu’il était 1,5% en 2006.

Au Québec, en 2010, le gouvernement dépose un projet de loi qui fait en sorte que les logiciels libres doivent être considérés dans les appels d’offres, non seulement par les ministères, mais par tous les organismes de l’état québécois. Ce projet de loi est en réaction à un jugement de la Cour supérieure du Québec qui dit que la Régie des Rentes du Québec a agis illégalement en donnant un contrat pour la mise à jour de systèmes d’exploitation et de suites bureautiques directement à Microsoft sans appel d’offre.

La même année, Red Hat a publié une liste des pays avec le plus d’activité autour des logiciels libres.  Le Canada est 28e au classement global, 34e pour les activités du gouvernement, 17e pour les activités de l’industrie et 16e pour les activités des communautés éducatives. La France est le pays le plus favorable à l’utilisation des logiciels libres. Les États-Unis sont 2e en éducation. Red Hat a aussi produit un deuxième tableau avec l’environnement logiciels libres des pays. En se basant sur des statistiques comme le nombre d’utilisateurs d’Internet et la participation à des évènements organisé autour des logiciels libres (ex. Summer of Code), Red Hat estime que le Canada pourrait être 10e au classement global, 11e pour les activités du gouvernement, 15e pour les activités de l’industrie et 5e pour les activités des communautés éducatives.

Aujourd’hui plusieurs pays ont fait le virage vers les logiciels libres, en se donnant des politiques claires sur leurs évaluations, utilisations, supports, contributions et en les utilisant massivement dans les administrations publiques.  La France, l’italie, le Brésil, la Chine, … (faudrait des références)

Au québec, en mars 2013, le gouvernement du Québec annonçait la création d’un Centre d’expertise en logiciel libre rattaché au Centre de services partagés du Québec.  Ils ont mis en ligne des guides de référence, d’analyse de maturité et d’analyse du coût total de propriété pour aider les organisations à accroître leur utilisation de logiciels libres,  Au même moment, le gouvernement reconduisait un décret qui lui permet de contourner le système d’appel d’offres pour accorder à Microsoft un contrat de mise à niveau de nombreux postes fonctionnant avec Windows XP.  J’imagine qu’il faut espérer que c’est une solution temporaire.  C’est vrai qu’on est trop à la dernière minutes puisque Windows XP ne sera plus supporté (plus de mises à jour) à partir d’avril 2014, mais ils n’étaient obligé de passer tous le monde à Windows 7 et Office 2010.

À suivre…

Bonjour tout le monde!

Bienvenue sur mon nouveau site.  Je veux y mettre des nouvelles en français à propos de l’utilisation des logiciels libres par les entreprises, gouvernements et écoles du Québec et du Canada mais aussi partout dans le monde.  Le site est présentement en construction.

À bientôt!